taper stabat mater sur youtube

Quand rester ne fait plus ni chaud ni froid, c’est qu’il faut partir

La mère au porte-bagages se tient debout mieux que les arbres
Un enfant et un chien font du poney dans le couloir
Un type s’enferme dans les toilettes — il faudra s’empêcher de boire

A côté de toi une jeune fille en nage vide son sac
comme ce n’est pas fait exprès, tu l’aides à ramasser
des fleurs de bach des feuilles volantes
d’autres à rouler
du baume à lèvres un tire-bouchon
aussi un trognon de pomme dans un mouchoir

Elle retire son pull en me donnant un coup de coude
— olala pardon
forte odeur de transpiration
plusieurs cicatrices sur les bras
équidistantes
comme échelle barreaux
monter descendre
c’est un sport c’est vrai
— ce n’est rien, je réponds

En sortant du train, il commence à pleuvoir et la pluie est déjà tiède

C’est le temps idéal pour ouvrir les mains
tout renverser
ne briser rien

Le chien a soif
L’enfant a faim
Le type chelou pisse derrière un arbre biscornu
La jeune fille a oublié son pull sur mon siège
La mère porte les bagages et un poney multicolore sur les reins

Ce qui calme est parfaitement anodin



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