Rencontre fortuite sur un banc de pierre couvert de graffiti d’une dizaine de jeunes gens agglutinés qui gaîment se font passer une bouteille de Champomy au-dessus de l’inscription EN ATTENDANT LA REVOLUTION.
Rencontre fortuite sur une table de prédilection, place du Capitole, d’un verre de Lambrusco (rouge), d’une raquette électrique anti-mouches (orange) et de l’Évangile de Thomas (apocryphe), cependant que Dalida chante paroles paroles.
Rencontre fortuite au pied d’un escalier d’un Patou en nage, d’un fauve en bronze et d’une perspective narrative en attendant le prochain fondu au noir, cependant que la lumière est automatique dans le couloir.
Rencontre fortuite dans une fable de dix sections d’une cible dépourvue de centre et d’une fléchette sans objectif aucun.
Rencontre (assez peu) fortuite à la faveur d’un arrêt lunaire majeur d’un oeil terrible et d’un tote bag Comets très résistant.
Rencontre fortuite sur le chemin de la maison de plusieurs panneaux indiquant tous MAISON et d’un seul chat dont les yeux restaient introuvables comme parfois les clefs.
Rencontre fortuite sur une corde à linge de trois paires de jambes en plein cours de natation synchronisée sous l’œil envieux de quelques sirènes traînées dans la fange.
Rencontre fortuite d’un pull de Noël et d’un très grand front, le tout sur une chilienne.
Rencontre fortuite dans un bar karaoké érubescent d’un chien brachycéphale prénommé Mowgli et d’un tourniquet d’arachides réapprovisionné une fois l’an.
Rencontre fortuite dans une salle d’exposition d’un bipède récalcitrant et d’un ramasse-miettes téléscopique.